Une ligne décelée par les Incas

Au palais présidentiel, les lanciers en uniforme républicain rappellent la lente lutte de Quito pour s’ébrouer du joug de l’Espagne puis, quand Bolivar libéra l’Amérique du Sud, de la tutelle colombienne. Sur la colonne de l’indépendance, le condor a mauvaise mine: la statue ayant été faite en Italie, on avait dû envoyer pour modèle un oiseau empaillé, qui rendait mal l’élégance de l’aigle des Andes.

Au nord, la Panaméricaine poursuit sa route, jusqu’à Otovalo, son bruyant marché artisanal et sa foire aux bestiaux. Juste avant, un immense cadran solaire marque le passage de cette fameuse ligne qui coupe la Terre en deux. Les Incas avaient déjà décelé ce particularisme, qui l’a peut-être poussé à se séparer de la Colombie limitrophe, où continue, impassible, une autre ligne- la ligne de la Panaméricaine.

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